La relation humain/chien est souvent au cœur des problématiques rencontrées. En effet, un déséquilibre relationnel peut entraîner l’apparition de comportements gênants. Trouver le bon équilibre n’est pas toujours évident. Je vous donnes quelques pistes de réflexion.

– Tout d’abord, revenons à la relation entre le chiot et sa mère. Quand le chiot est sevré et qu’il a reçu tous les apprentissages nécessaires à sa survie, la mère va prendre ses distances et couper le lien avec lui. Cela dans le but qu’il devienne autonome et indépendant. Cette « rupture » est donc essentielle pour le bon développement du chiot. Or, lorsque l’on adopte un chiot de 2-3 mois on a tendance, nous, à faire perdurer ce lien et à garder le chiot dans ce mode de dépendance affective. Le problème est que de ce fait, le chiot puis le chien adulte a beaucoup de mal à accepter les moments où vous n’êtes pas là et il risque de développer de l’anxiété d’attachement. C’est très courant et on se retrouve avec des chiens qui ne supportent pas la solitude et qui font des « bêtises » durant vos absences : destructions, aboiements intempestifs… La solitude est quelque chose qui s’apprend surtout avec un animal social comme le chien. Il est donc important de ne pas le surinvestir lorsque vous êtes présent et de lui apprendre l’autonomie dès son plus jeune âge. Comme cela, il saura s’occuper même quand vous n’êtes pas là et ne stressera pas lors de vos absences.

– Autre cas : Vous ne résistez pas aux demandes de votre chien. Vous répondez toujours à ses demandes d’interaction : jeux, câlins, alimentations, promenades… Le problème c’est qu’il risque de ne pas comprendre les moments où vous ne serez pas disponibles et cela peut entraîner des soucis de comportements : soit des difficultés à supporter quand vous êtes absents/indisponibles ou il risque de tout faire pour attirer votre attention (aboiements, destructions, arrachages de plantes, « vols » de vos objets personnels…). Cela peut vite devenir gênant voire ingérable. Là encore, il faut apprendre l’autonomie à votre chien et aussi la patience. Vous n’êtes pas toujours disponible. Il est important de ne pas répondre systématiquement à ses demandes et en étant le plus souvent l’investigateur des contacts/jeux. L’ignorer quand il vient à vous et lui proposer quand il est calme permet petit à petit de retrouver un équilibre.

– Une méthode trop coercitive : j’ai déjà évoqué les risques de ce genre de méthode dans mon article sur l’éducation positive (que je vous invite à lire si ce n’est pas déjà fait). Le fait, de toujours être dans un rapport de force, de dire « non » à tout, tout le temps, d’utiliser des outils contraignants (collier étrangleurs, colliers électriques, « coup de sonnette », vaporisateur d’eau….) risque de rendre le chien dans un état de résignation apprise voire de dépression. Il n’osera plus rien faire et se méfiera de vous. Cela est donc mauvais pour son bien-être et sa santé et il va passer à côté d’une belle vie de chien. Donc attention au niveau de l’éducation, d’appliquer la bonne méthode avec patience et cohérence 😉

– Et bien sûr la base : respecter les besoins du chien ! Ne jamais oublié ce qu’est un chien, les choses qu’il aime et dont il a besoin pour être bien. Il faut s’assurer que ses besoins soient comblés : alimentation, santé, activité physique, sociale et olfactive, sécurité, affections… Si ses besoins ne sont pas correctement comblés, cela aura un impact sur son bien-être mais aussi sur son comportement général et donc votre relation. Il tentera de combler les manques de façon détournée et souvent inacceptable pour nous : un chien qui ne sort jamais aura tendance à dépenser son énergie autrement (destruction …) et aura plus de mal à gérer ses émotions.

Une relation équilibrée est donc une relation prenant en compte les besoins/attentes de chacun. C’est avoir de bonnes connaissances sur le chien, sur comment communiquer avec lui, l’éduquer correctement et lui apporter tout ce dont il a besoin notamment en matière d’activités.

Il faut parfois savoir se mettre à sa place pour mieux le comprendre : un chien a toujours une raison pour agir de la sorte, son comportement a un sens pour lui. Sans cette compréhension, la cohabitation risque d’être compliquée.

Pour être sûre de bien faire dès le départ, je vous invite à vous informer sur mon programme de formations sur le chien 😉

ATTENTION: Chaque chien comme chaque relation chien/humain est différents, il est important de s’adapter sans vouloir calquer une même méthode pour tous! Ces conseils sont valables dans la plupart des situation mais d’autres modèles relationnels peuvent parfois être mis en place selon le profil du chien, son vécu ou encore le contexte. Les difficultés liées à la solitude peuvent parfois être très sensibles. N’hésitez pas à vous faire aider par un éducateur professionnel (et en positif) et/ou par un comportementaliste !

Marie, AnimaLove62

Me contacter : animalove62@yahoo.com ; 06-13-84-15-53